Si le SaaS (Software As A Service) permet d’utiliser des logiciels en tant que services depuis n’importe où sur la planète, c’est bien que les données ne sont plus locales, mais dans le nuage (le Cloud).
On reconnait alors au Saas quelques problèmes : problème de sécurité des accès alors que tout est accessible dans le nuage, de l’emplacement des données face à certaines règlementations de la CNIL. Ces problèmes sont aujourd’hui des défis pour les fournisseurs de services, tels qu’Amazon qui a eu dernièrement la bonne idée de proposer une solution de VPN (Virtual Private Network) pour sécuriser son réseau dans le nuage.
Mais on en oublie un autre, spécialement important dans le cadre d’une PME, c’est la connexion à l’Internet. On l’a vu lors des derniers orages de Google Apps, Salesforce, Amazon, etc. : plus d’accès = plus de service. Idem pour la qualité de la ligne : dégradation de la ligne = dégradation des services. Et dans une entreprise, on peut résumer ce constat par : plus d’accès = plus de travail et dégradation de l’accès = dégradation du travail.
Google Gears
Le plug-in de Google, Google Gears permet de garder un accès hors-ligne des services compatibles, en utilisant les données copiées précédemment en local lors d’une interruption. Cette solution est incomplète : puisque toutes les données ne sont pas locales, on ne peut travailler que sur les données déjà présentes dans le cache de Google Gears et de toute façon, les services en mode SaaS sont loin de toutes fonctionner sur Google Gears.
Les PME sont particulièrement sensibles, car elles n’ont généralement ni l’utilité ni l’argent d’une connexion ultra haut-débit de qualité. Si la fibre optique avance sur notre territoire, il est encore difficile d’y avoir accès pour les trois millions de PME (2.699.764 au 1er janvier 2008) de France. S’il est plutôt simple de faire évoluer un logiciel, l’infrastructure Internet en France elle n’est pas un ensemble de ligne de codes virtuelles et nécessite plutôt des bulldozers…
