Publié par : Sébastien Devaux | 08/04/2010

Entreprendre, un rêve américain ?

Entreprendre, créer sa propre activité, travailler pour soi et obtenir le fruit de ses propres efforts, quel bonheur. Jeune, il n’y a rien à perdre, beaucoup à gagner et à apprendre ! Engagez-vous !

we need you

Tout cela est vrai, mais je souhaite ici insister davantage sur le coté « moins sympa » de l’entrepreneuriat à partie de zéro, mon « expérience » du tous les jours après six mois de lancement.

La motivation

Les conférenciers et l’ensemble des anciens entrepreneurs vous diront qu’il faudra faire preuve de beaucoup de patience et decapitalisme travail, qu’il faudra attendre plusieurs années avant de pouvoir vivre de votre activité… et que vous ne serez jamais au même niveau qu’un salarié à compétences égales.

Je suis d’accord : attendez-vous à des clients (souvent) pourris, du boulot (souvent) pourri… et une rémunération pourrie pendant plusieurs années.

Il faut donc avoir « l’âme du créateur », qui se soucie moins de son argent que de sa création, une sorte d’artiste quoi !

Le travail et les clients

Le bilan au bout de six mois : un client qui après lui avoir refusé un travail veut m’envoyer un huissier de justice pour me faire du chantage sur 175€, une boite de 150 salariés pour laquelle je réalise une prestation d’un 1j… depuis 6 mois, etc.

Bref, certes, en théorie il faut bien choisir ses clients, mais lorsque l’on commence il faut racler tout ce qui passe, et le boulot c’est quand même moins sympa que dans les films.

Le réseau

« Ce qui est important, c’est le réseau ».

soirée networkingLe « networking », comme il faut dire pour être branché dans les « évènements networking ». Mais après avoir distribué un bon nombre de cartes de visite et vibré par de belles promesses, on en vient à se dire que ces évènements brassent quand même beaucoup d’air et de rêve mais pas grand chose de concret. Comme dans Cendrillon, chacun se prend pour une star ou un DPG l’espace de la soirée, mais on perd quand même bien son temps.

Il faut bien avouer que l’on trouve de bons clients par recommandation, mais je ne pense pas que dans ces soirées on y trouve grand chose, excepté peut-être des petits fours.

Conclusion

A moins d’avoir un beau capital et de bonnes compétences en gestion d’entreprise, il faut être sur de n’être motivé que par l’aspect de création… à moins d’aimer se faire du mal pour rien, car sachez vous aurez mieux, plus rapidement et plus facilement en tant que salarié.

Il faut également avoir quelques années devant soi, c’est à dire pas de foyer en vue à long terme, un endroit pas cher où loger, et savoir persévérer dans un boulot souvent ingrat.

Alea jacta est ! Voilà, j’espère que vous aurez compris que mon but n’était pas de démotiver les futurs entrepreneurs, mais de parler de ce à quoi ils doivent peut-être s’attendre.

Publié par : Sébastien Devaux | 06/04/2010

Nouveau poste – Consultant Technique

J’ai accepté un poste de Consultant Technique pour la société Experian QAS, filiale de Experian,  éditeur de logiciels de qualité de données dans plusieurs pays.

J’interviens sur les phases d’avant-vente (validation technique) et d’après-vente (accompagnement client) de projets d’intégration avec l’équipe technique, en lien avec l’équipe commerciale à Paris et l’équipe technique à Londres.

Je mets donc fin à mes prestations de Responsable Informatique externe.

Publié par : Sébastien Devaux | 19/03/2010

Créer un service web dans le nuage

Le service fournit les détails du calendrier liturgique catholique traditionnel pour le jour d’aujourd’hui ou pour un autre jour de l’année. Le statut twitter est mis à jour chaque matin pour donner les détails du jour.

Ce projet contient plus de 95% de pur jus concentré de technologies Cloud Computing :

  • distribué via l’architecture REST,
  • hébergé sur Google Code ; s’exécute sur Google Engine,
  • fichiers stockés sur Amazon S3

Essayez-le : http://ordocalendarws.appspot.com/

RESTful

Pour rendre interopérable le service web, l’architecture REST est plus simple que SOAP puisqu’il ne fait qu’utiliser les caractéristiques existantes du HTTP : les paramètres sont passés dans l’URL et il suffit de gèrer les opérations GET, POST, PUT et DELETE. D’ailleurs, Google, Amazon ainsi que la plupart des autres applications en ligne utilisent cette architecture pour publier leur API.

Exemple : j’utilise la méthode GET  pour obtenir les détails du 25 décembre 2010 : http://ordocalendarws.appspot.com/ordo/2009-12-25. Quoi de plus simple ?

Google Services

Google met à disposition des développeurs un ensemble d’outils pour développer des applications web. Notre service web  s’appuie sur deux services de Google :

  • Project Hosting on Google Code : comme SourceForge, ce service héberge le code source de projets, Subversion ou CVS est mis gratuitement à disposition des équipes afin de pouvoir travailler de façon collaborative avec d’autres développeurs. Le projet en question : http://code.google.com/p/ordocalendarws/,
  • GAEGoogle App Engine (GAE) : la plateforme d’hébergement d’applications web dans le nuage. C’est un service du Cloud Computing de type Paas (Platform As A Service). GAE fournit l’hébergement de son application web écrit en Java ou Python, l’environnement d’exécution pour exécuter son application web via une URL, ainsi qu’une base de données  hiérarchique (et non relationnelle) où l’on stocke directement les objets Java (ou python).

Nous sommes bien dans les objectifs du Cloud que j’ai expliqués ici :

  • Services accessible partout (sur Internet) via un simple navigateur : le tableau de bord, l’hébergement et l’exécution de mon application web sont bien accessibles sur la toile,
  • Taux de disponibilité de 99.9%,
  • Paiement à la consommation (quota de la version gratuite par jour de 6.50 CPU hours / 1GB Outgoing / 1GB Incoming / 1GB Stored Data / 2000 Email ; version payante : $0.10/CPU hour – $0.12/GB In -  $0.12/GB Out – $0.005/GB-day Stored Data – $0.0001/Email)
ourceForge.net.
Publié par : Sébastien Devaux | 02/03/2010

Cloud Computing : problème

De retour de plusieurs évènements sur le sujet à la mode du Cloud Computing, je vous résume quelques points intéressants, pour vous passer ce que tout le monde connaît déjà.

Un concept toujours aussi marketing

Cloud en questionA noter que de tous les éditeurs vantant leurs solutions dans le nuage et des millions d’utilisateurs les utilisant, aucun se semble avoir pour autant trouvé une définition. Voici la définition… qui a été au moins employée deux fois :

« Le Cloud Computing est un modèle de paiement à la carte (pay-per-use) pour une mise à disposition simple et à la demande de ressources informatiques (par exemple, des réseaux, des serveurs, du stockage, des applications, des services). Ces ressources peuvent ainsi être provisionnée ou libérée avec un minimum d’effort de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de service. Ce modèle dit ‘Cloud Computing’ favorise la disponibilité et comprend cinq principales caractéristiques, trois modèles de prestations et quatre modèles de déploiement.« 

En attendant que le brouillard s’éclaircisse, chacun peut en profiter pour inventer de nouveaux concepts. Un exemple qui a bien fait rire les auditeurs d’une conférence IDC : l’offre Eaas de Verizon (Everything As A Service) !

Si IDC a plusieurs fois exprimé sa difficulté à trouver des témoignages, on peut se demander quelle grande entreprise a réellement adoptée le nuage. Outre le problème que pose le Cloud en terme de sécurité, spécialement des données confidentielles (la composition des pneus chez Michelin par exemple), il sera certainement très difficile de faire passer au Cloud les applications métiers critiques des entreprises. Les offres de SaaS couvriront  certainement 80% des besoins les plus importants mais les 20% restant devront rester au chaux à la maison.

Le risque juridique

Comme l’a exposé un avocat, « il n’y a pas de raison d’avoir peur… mais il y a un risque » :contrat

C’est au responsable des traitements (vous !) d’assurer les garanties suffisantes vis-à-vis du sous-traitant, c’est à dire de trouver un pays où les règles de protection sont au moins égales aux lois françaises. Des conditions doivent donc être passées dans le contrat avec l’hébergeur. Voici les recommandations de la CNIL :

« Votre sous-traitant, en tant que professionnel, a un devoir d’information et de conseil à votre égard. Même si les aspects techniques de la réalisation de votre site vous échappent, il vous appartient de veiller à ce que le contrat conclu avec votre sous-traitant l’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité informatique des données traitées sur le site.

Ce contrat doit également prévoir que votre sous-traitant sera soumis à une obligation de confidentialité à l’égard des données qu’ils est amené à connaître dans l’exercice de ses missions. Ces précisions visent toutes les catégories de données personnelles.

Si votre sous-traitant est chargé d’assurer au quotidien les relations entre votre site et les utilisateurs, vous pourrez convenir qu’il répondra aux demandes d’accès des utilisateurs aux informations qui les concernent.

Le contrat doit prévoir le sort qui sera réservé aux données personnelles traitées dans le cadre de votre site. Il est de votre intérêt de prévoir dans le contrat d’hébergement l’interdiction faite à votre hébergeur d’utiliser pour son propre compte ou de communiquer à des tiers les données à caractère personnel traitées dans le cadre de votre site. En effet, une telle utilisation par votre hébergeur de telles données à l’insu des personnes concernées vous exposerait aux sanctions prévues par l’article 226-22 du code pénal (permettre l’accès à des données par un tiers non autorisé).« 

Les hébergeurs développeront probablement des services de régionalisation afin de pouvoir garantir la localisation des données.

Le problème de l’existant

La bonne question à se poser pour une entreprise qui souhaite migrer dans le nuage :

  • Que fait-on du matériel existant, poubelle ?
  • Que fait-on des hommes ? La législation indique qu’en cas de transfert de services vers un hébergeur, les salariés concernés doivent être transférés chez l’hébergeur…

Il est certain que le Cloud n’est pas encore mature même si le concept est très prometteur. C’est en tout cas ce sur quoi tout le monde s’accorde, notamment le Gartner qui prévoit sa maturité à 2015… Ca va être long…

Publié par : Sébastien Devaux | 20/10/2009

SaaS en PME : le point noir de l’Internet

Si le SaaS (Software As A Service) permet d’utiliser des logiciels en tant que services depuis n’importe où sur la planète, c’est bien que les données ne sont plus locales, mais dans le nuage (le Cloud).

On reconnait alors au Saas quelques problèmes : problème de sécurité des accès alors que tout est accessible dans le nuage, de l’emplacement des données face à certaines règlementations de la CNIL. Ces problèmes sont aujourd’hui des défis pour les fournisseurs de services, tels qu’Amazon qui a eu dernièrement la bonne idée de proposer une solution de VPN (Virtual Private Network) pour sécuriser son réseau dans le nuage.

orageMais on en oublie un autre, spécialement important dans le cadre d’une PME, c’est la connexion à l’Internet. On l’a vu lors des derniers orages de Google Apps, Salesforce, Amazon, etc. : plus d’accès = plus de service. Idem pour la qualité de la ligne : dégradation de la ligne = dégradation des services. Et dans une entreprise, on peut résumer ce constat par : plus d’accès = plus de travail et dégradation de l’accès = dégradation du travail.

Google gears

Google Gears

Le plug-in de Google, Google Gears permet de garder un accès hors-ligne des services compatibles, en utilisant les données copiées précédemment en local lors d’une interruption. Cette solution est incomplète : puisque toutes les données ne sont pas locales, on ne peut travailler que sur les données déjà présentes dans le cache de Google Gears et de toute façon, les services en mode SaaS sont loin de toutes fonctionner sur Google Gears.

Les PME sont particulièrement sensibles, car elles n’ont généralement ni l’utilité ni l’argent d’une connexion ultra haut-débit de qualité. Si la fibre optique avance sur notre territoire, il est encore difficile d’y avoir accès pour les trois millions de PME (2.699.764 au 1er janvier 2008) de France. S’il est plutôt simple de faire évoluer un logiciel, l’infrastructure Internet en France elle n’est pas un ensemble de ligne de codes virtuelles et nécessite plutôt des bulldozers…

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